Adolescence·Jeune adulte·Jeunesse

L’Ecole du Bien et du Mal

Couverture du livre L'Ecole du Bien et du Mal de Soman ChainaniSi j’aime lire tous types de contes, j’ai toujours eu une préférence pour les contes de fées, ce qui peut sans doute expliquer ma passion pour les dessins animés de Disney. De fait, quand j’ai commencé à entendre parler de L’Ecole du Bien et du Mal de Soman Chainani, j’ai vite eu envie de découvrir cette histoire, tout en ne sachant pas trop à quoi m’attendre car elle semblait être orientée entre jeunesse et young adult.

Finalement, je me suis retrouvée à échanger un roman en double contre celui-ci à une amie, et le voici entre mes mains. Je suis obligée de commencer par vous parler de la couverture. Je l’adore, elle est magnifique ! Divisée en deux parties, elle symbolise le bien et le mal, l’éternel combat, l’équilibre des forces. A gauche, le bien, avec un château enchanteur en arrière-plan, et un terrible et sombre château à droite, du côté du mal. Mais contre toute attente, c’est une jeune fille d’apparence sombre, dont on ne sait si elle est timide ou menaçante, représentée par un cygne noir, rappelant le vilain petit canard, qui est du côté du bien, tandis que c’est une jolie jeune fille souriante, dont on ne sait si elle est douce et souriante ou un peu hautaine et méprisante, symbolisée par un cygne blanc, qui est du côté du mal. Ces signes me font d’ailleurs penser au Lac des Cygnes, curieusement. Ce jeu sur les apparences ambiguës des deux filles, et le fait que, d’après leurs apparences, elles semblent êtres inversées par rapport aux châteaux, rend la couverture assez mystérieuse.

C’est d’ailleurs sur cette ambiguïté, ces apparences trompeuses que joue le livre. Mais parlons un peu de l’histoire…
Sophie le sait : elle sera la prochaine princesse de contes de fées. Elle est la plus jolie du village, et s’applique à faire de bonnes actions chaque jour. Elle a même la bonté de devenir l’amie d’Agatha, la fille la plus laide et étrange du village, dont tout le monde pense qu’elle sera la prochaine sorcière. Alors, quand le Grand Maître arrive pour enlever les deux prochains élèves de l’Ecole du Bien et du Mal, c’est sans grande surprise qu’il emmène Sophie et Agatha… Jusqu’à ce qu’il laisse Agatha à l’Ecole du Bien, et Sophie à l’Ecole du Mal. Mais est-ce vraiment une erreur ?

De nos deux héroïnes, l’une est blonde, belle, s’applique à faire le bien, tandis que l’autre a une physionomie sombre et des manières crasseuses. Selon toutes apparences, nous tenons d’un côté la gentille, de l’autre, la méchante. Non? Eh bien non ! Dans ce roman, Soman Chainani nous rappelle qu’on ne juge pas un livre à sa couverture – et la sienne parle d’elle-même, révélant cette même ambiguïté – et que la bonté et la gentillesse, ou au contraire l’égoïsme et la méchanceté, se trouvent bien au-delà des apparences.
Plus encore que les apparences, c’est la découverte de soi comme un rite initiatique que Chainani évoque, dans cette école qui a tout d’un collège ou d’un lycée merveilleux, où les élèves, comme tout adolescent, se cherchent et se construisent leur propre personnalité. Ainsi, dans leurs écoles respectives, Sophie et Agathe éprouvent ce mal-être de ne pas être à leur place que vivent bien des adolescents, et c’est grâce à l’amitié autant qu’à l’adversité qu’elles révéleront enfin qui elles sont réellement.

On parle aussi, et surtout, de contes dans ce joli roman. En effet, dans leurs écoles, les élèves sont formés pour devenir des princesses et des princes pour les « Toujours » (ils vécurent heureux pour toujours, bla bla bla…), et des sorcières et autres monstres pour les « Jamais » (devinez!), destinés à vivre des contes de fées et faire rêver les enfants. De grands classiques sont ainsi cités, tels que Blanche-Neige, Cendrillon, le Chat Botté… Comme dans les contes, les gentils sont formés à répondre aux bon vieux clichés de la princesse jolie et douce, du prince preux et charmant, ou encore des vilaines sorcières laides et jetant de vilains sorts…
Mais l’auteur ne s’arrête pas là, et donne à chacun de ses personnages une vraie personnalité. Les deux personnages principaux sont les plus développés, et sont tout à fait réalistes – dans la mesure où on peut considérer un personnage faisant de la magie réaliste, évidemment… Les autres personnages, même s’ils sont un peu moins développés individuellement, restent intéressants et répondent bien à l’idée des adolescents classiques, se regroupant en bandes, se chamaillant…

Cette lecture terminée, je ne saurais trop pour quel public la conseiller. L’écriture est assez simple, assez fluide ce qui lui permet d’être lue sans heurts mais qui manque de caractère à mon goût. Avec la thématique du conte, j’aurais à priori plus conseillé cette lecture à un public jeune. Cependant, les thématiques de l’adolescence, de la recherche de soi et le ton global du livre me pousserait davantage à le conseiller en young adult… Je me garderai donc finalement de le ranger dans une case, et vous laisse libre de le découvrir, si l’envie vous en dit !

Je suis globalement plutôt contente de cette lecture, qui nous fait voyager au cœur du merveilleux tout en gardant un goût de réalisme, alors je lui laisse un 3/5. Original et plein de magie, ce livre m’a vraiment faite voyager dans ce monde un peu étrange, et j’ai bien envie d’en découvrir plus avec le second tome de l’Ecole du bien et du Mal

A bientôt par ici !

.Chloé

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