Film / Séries

Mr. Holmes

Affiche du film Mr. Holmes

Aujourd’hui, ce n’est pas un livre que je vous présente mais un film : Mr. Holmes du réalisateur américain Bill Condon, (plus connu pour Dreamgirls, ou pour l’adaptation de La Belle et la Bête de Disney en prise de vue réelle, sorti récemment).

Si je n’ai jamais lu les romans de Sir Arthur Conan Doyle, j’ai toujours bien aimé le personnage de Sherlock Holmes, devenu à présent une quasi-obsession avec la sortie de la série anglaise Sherlock de Mark Gatiss et Steven Moffat, avec les magistraux Benedict Cumberbatch et Martin Freeman (mais ça, c’est une autre histoire…).

Il y a quelques temps, j’ai entendu parler d’un film sur Sherlock Holmes, interprété par Ian McKellen, mais dont je n’avais pas entendu un seul mot à sa sortie en salles en 2015 : Mr. Holmes. Quelle erreur!

En 1947, Sherlock Holmes, retraité, vit dans le Sussex avec sa gouvernante et son fils. Hanté par sa mémoire défaillante, Holmes se débat contre le temps afin de clore une bonne fois pour toutes la dernière enquête de sa vie. Un gant, des abeilles, un époux en colère, seules quelques bribes de souvenirs lui restent encore en mémoire. Seront-elles suffisantes pour permettre à Holmes de rétablir la vérité sur cet ultime mystère, et, qui sait, le laisser enfin en paix avec lui-même ?

Ce film revisite de manière saisissante le personnage mythique de Sherlock Holmes à travers un âge qu’on ne lui a encore jamais vu. Plus vrai que nature, on rencontre un homme marqué par l’âge, prêt à réécrire sa dernière enquête, autrefois enjolivée par un Docteur Watson désormais absent depuis longtemps. Hanté par le temps et une mémoire défaillante, Holmes reste surtout plein de dignité malgré la maladie et la faiblesse de l’âge. Ian McKellen sublime littéralement son personnage dans ce film, et nous montre l’étendue de son talent, presque de son humanité. Il incarne un Sherlock Holmes plein de failles, de regrets, mais aussi de bonté et de dignité. Ce film met ainsi à nu la vieillesse, sa beauté comme sa tristesse, sa douleur et sa sagesse.

Un détail qui n’en est pas un, ce film parle beaucoup d’abeilles, devenues une passion pour Holmes et son protégé, le fils de sa gouvernante. Engagement remarquable du réalisateur, qui nous rappelle l’air de rien l’importance de ces petites ouvrières pour notre écosystème et la survie de notre mode de vie actuel, alors qu’elles sont aujourd’hui en voie de disparition. A travers la compréhension de leur mode de vie et de la façon dont on s’occupe de leurs ruches, on découvre l’apprentissage du respect de la nature et des êtres vivants dès l’enfance.

Malgré tout, je souhaite vous prévenir que le rythme du film peut rebuter certains spectateurs. Le film est globalement assez lent, l’enquête que même Holmes n’a rien de comparable avec les aventures rythmées et pleines d’effets spéciaux des films de Guy Ritchie par exemple. Menée seulement de mémoire, cette enquête reste au second plan de l’intrigue, derrière la problématique de la perte de mémoire et des séquelles du temps chez l’homme. Personnellement, je n’ai en aucun cas été gênée par cet aspect, qui selon moi met en valeur le jeu de Ian McKellen, mais je sais que tous ne sont pas de mon avis.

Vous l’aurez compris, pour moi, Mr. Holmes est un très beau film, et je vous le recommande chaudement si vous ne l’avez pas vu. Je lui mets un joyeux 5/5 ! Et vous, l’avez-vous vu? Vous en avez pensé quoi ?

Chloé

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8 réflexions au sujet de « Mr. Holmes »

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