Jeune adulte

Une braise sous la cendre

couverture du livre Une braise sous la cendre de Sabba Tahir

J’ai récemment tourné la dernière page du livre An ember in the ashes, traduit en français comme Une braise sous la cendre. Ce livre a eu beaucoup de retours très positifs sur la blogosphère bibliophile dès sa sortie fin 2015, et j’ai longuement hésité à me lancer, de peur d’être finalement déçue. Et puis, en février, j’ai fini par me décider pour sa version originale. J’essaie de lire de plus en plus fréquemment en anglais, afin que mon niveau de langue ne baisse pas maintenant que j’ai fini mes études. Ce n’est pas toujours facile : j’ai besoin de plus de concentration, ce qui fait que les bruits extérieurs me dérangent plus facilement, mais je mets plus de temps à les lire ce qui est moins frustrant que quand je dévore un roman en une journée ou deux tout au plus (oui, j’aime les livres qui durent, qui nous immergent pendant des heures dans leurs histoires).

Une braise sous la cendre est un roman de fantaisie young adult. C’est le premier roman de l’auteure américaine Sabaa Tahir, ainsi que son premier succès.

Voici l’histoire : dans un autre monde, il fut un temps où les scholars ou érudits, gardiens du savoir, côtoyaient les martials ou martiaux, soldats d’élite. Mais les martials, fidèles à l’Empereur, prirent un jour le pouvoir et l’ascendant sur les scholar. Peu à peu, les scholars ne furent plus qu’un peuple asservi survivant difficilement sous la coupe des martials et plus particulièrement de celle des Masques, leur redoutable élite. C’est dans ce monde que Laia, une jeune scholar sans histoires, voit un jour les martials lui enlever tout ce qu’il lui reste : sa famille, sa maison, sa vie. Seul son frère, emprisonné par les soldats, peut encore être sauvé. Son seul espoir repose sur la rébellion, mais leur aide est loin de lui être acquise sans sacrifice… Elias, quant à lui, est un martial formé à Blackcliff, forteresse qui abrite l’école de l’armée. Bien malgré lui destiné à devenir un Masque, Elias ne rêve que d’être libéré de cette formation impitoyable menée d’une main de fer par sa propre mère. Contre toute attente, Laia et Elias vont voir leurs chemins se croiser entre les murs de Blackcliff. Une rencontre qui pourrait les mener tous deux vers la liberté… ou vers la mort.

Pour moi, ce roman mêle originalité et déjà-vu.

Côté originalité, Sabaa Tahir nous présente un monde nouveau au passé assez mystérieux et qui nous dévoile petit à petit une mythologie que je suis assez curieuse de découvrir, en espérant que l’auteure la développe dans la suite de son histoire. L’effet est assez curieux : on entre dans un monde très cartésien divisé entre une population érudite mais opprimée et une population oppressante de soldats. Et pourtant, ce monde semble abriter bien plus de magie qu’on ne pourrait le penser… Pour continuer dans le positif, j’ai également apprécié le développement intéressant de la psychologie des personnages principaux, Elias, Laia ainsi que d’Helene, qui pour moi joue réellement un rôle essentiel dans l’intrigue. C’est presque le personnage le plus intéressant.

Par contre, la trame sous-jacente de la narration fait, pour moi, écho à de nombreux livres de la même veine publiés depuis quelques temps : on prend un ou plusieurs héros issus d’une nation exploitée par une autre partie de la population, on les mène à un point de rupture, les voilà qui se tournent vers un groupe de rebelles pour sauver qui une personne, qui un peuple  tout entier… Ça ne vous dit rien ? Moi je pense à  The book of Ivy, The Hunger Games, Red Crown, The Jewel ou même La Sélection. C’est un peu dommage, parce que du coup, je vois venir les coups de théâtre et n’ai plus beaucoup de surprises… Heureusement que le background n’est jamais vraiment le même !

Je tiens également à signaler la couverture du livre, illustrée par Emily Osborne et Art Machine, que je trouve magnifique ! On a un léger relief sur les lettres du titre, et les couleurs sont très évocatrices du titre et du livre je trouve (la région désertique, la forteresse, l’illustration des héros, le titre en flammes en référence à la braise…).

Je donne la note de 3/5 au roman. L’histoire est originale et j’ai eu du mal à en décrocher, mais trop de déjà vu pour mieux le noter. J’espère que la suite sera encore meilleure, j’en attends beaucoup !

Chloé

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